Autonomy Mobility World Expo 2024

Syndicat Mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois, Arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe

PT - ORGANISATION NAME

Syndicat Mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois, Arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe

PT - CATEGORY

Award for the promotion of new carbon-free transportation systems

PT - COMPANY LOGO

PT - REPRESENTED CITY/TERRITORY

Arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe

PT - SUMMARY

COmieux est un programme ambitieux et plein de promesses. C’est un projet qui nous invite à penser autrement… à inventer, comme le dit si bien la devise des Parcs naturels régionaux, « Une autre vie s’invente ICI »… et ICI c’est aujourd’hui en Avesnois. Il y a peut-être une part d’utopie dans ce projet, mais ça se tente. COmieux est un projet qui vise à faire de l’Avesnois le premier territoire de France impliquant les habitants dans la réduction des émissions carbones liées à la voiture individuelle. COmieux propose une aventure qui va contribuer à un avenir plus durable et plus vert. Maintenant, alors c’est quoi COmieux ? Et pourquoi COmieux ? Parce que nous sommes des êtres paradoxaux ! nous avons beau savoir ce qu’il faut faire, ce n’est pas pour cela que nous le faisons. Alors si la sensibilisation est essentielle, il est nécessaire d’aller au-delà et c’est pourquoi le Parc naturel souhaite sensibiliser, outiller et donner une place d’acteur aux habitants (ou comment faire des habitants des alliés). CONTEXTE ET ENJEUX - En milieu rural la dépendance à la voiture individuelle est une réalité, - Investir dans les transports publics permettant d’apporter une réponse à tous les citoyens est hors de portée financière des collectivités, - Le coût de l’énergie fait apparaître des arbitrages financiers délicats au sein des foyers, - Et enfin le transport est l’un des secteurs le plus émissif en CO2 alors qu’il nous faut réduire les émissions carbones rapidement pour lutter contre le réchauffement climatique. MOINS D’EMISSIONS COmieux est donc un projet qui vise à apporter une réponse globale à l’ensemble de ces problématiques. Il ne s’agit pas de dire « ouh la voiture c’est pas bien ou de culpabiliser son utilisateur… Il s’agit de reconnaitre la dépendance à la voiture tout en considérant l’enjeu environnementale non négociable ». Pour cela, il y a une solution majeure : l’OPTIMISATION DE LA VOITURE INDIVIDUELLE. Et la première manière d’optimiser l’usage de sa voiture est l’écoconduite. C’est pourquoi COmieux propose à chaque conducteur participant à l’opération de connaître et prendre conscience de sa consommation, de ses émissions de CO2 et surtout d’être coaché en écoconduite pour réduire ces dernières. Via des challenges collectifs et individuels, les conducteurs apprennent et progressent en écoconduite. Ils appliquent ensuite ce qu’ils ont appris à chaque trajet. Les challenges permettent de gagner des points et chaque trajet est également scoré. Mais des points pour quoi faire ? TOUT EFFOT MERITE DES COPOINTS Nous avons présenté le projet aux collectivités gérant des équipements culturels et les points gagnés permettront, via une boutique en ligne, de bénéficier d’entrées gratuites dans les musées départementaux, à l’écomusée de Fourmies, au zoo de Maubeuge, aux cinémas d’Avesnes et de Maubeuge, les salles de spectacle de Feignies, Fourmies, Le Manège Maubeuge avec lesquels nous nous sommes entendus de faire bénéficier des places libres… Ce n’est pas une nouvelle dépense et là encore nous pouvons parler d’optimisation. A noter aussi un partenariat avec la SNCF pour des billets de TER permettant de découvrir la Région et aussi le train. Ensuite, nous avons conventionné avec des boutiques et des restaurants de l’avesnois proposant des produits locaux et de saison qui accepteront les COpoints. Chaque conducteur pourra voir ses progrès et sa conduite récompensés par des bons d’achat de 15 à 30 euros. Là encore, en lien avec l’écoconduite et son volet environnemental, la consommation de produits locaux, de saison, en circuit court est moins émissive en CO2 et permet d’agir sur les problématiques mises en avant au début de mes propos. Et d’autres encore sont en train de nous rejoindre…. REJOIGNEZ LE MOUVEMENT Autre élément important de ce projet est l’adhésion des entreprises et des collectivités pour créer des communautés d’acteurs et lancer, aujourd’hui, la campagne d’engagement public « Rejoignez-nous »… Rejoignez l’Etat, la Région Hauts-de-France, le Département du Nord, l’ADEME, le Parc naturel régional de l’Avesnois, Renault Electricity, Tata steel, les carrières Dompierres, la SECAB et Bocahut, l’Agglomération de Maubeuge et le Pays de Mormal, les villes de Maubeuge, Jeumont et Avesnes, le GIP Réussir en Sambre, le SMTUS, la SNCF, la MACIF, Décathlon et bien d’autres, comme vous pouvez le voir derrière moi…, à faire de l’avesnois le 1er territoire de France à agir sur la réduction carbone liée à la voiture individuelle. Chacun nous rejoint à sa manière que ce soit en proposant l’outil COmieux à ses collaborateurs, en soutenant financièrement ou logistiquement comme la Macif ou Décathlon présent ce jour à nos côtés ou encore via des offres dans la boutique en ligne. Là, l’idée est de permettre aux entreprises et aux collectivités d’envoyer un message à leurs collaborateurs disant « J’ai compris vos problématiques de mobilité, j’ai conscience du coût du carburant, il faut agir pour l’environnement et pour cela je vous propose de vous outiller d’une solution qui va vous permettre de faire des économies ». Pour l’entreprise cela entre aussi dans un cadre de formation à l’écoconduite qui est, au-delà des économies de carburant, moins accidentogène et cela peut avoir un impact sur la sécurisation des trajets domicile-travail et sur la consommation et l’entretien des voitures de société. A cela s’ajoute les impacts sur la politique RSE de l’entreprise et par les challenges collectifs permettre de développer une dynamique interne via les animations proposées. IL S’AGIT LA DES 3 PREMIERS ÉTAGES DE LA FUSÉE : • 1. l’optimisation de la voiture grâce à l’écoconduite et les gains financiers et environnementaux qui en découlent, • 2. les retombés pour les entreprises et le territoire en termes d’image et d’actions RSE • 3. les retombées financières pour les commerçants du territoire via la boutique en ligne… Mais ce n’est que la partie immergée de l’iceberg, il y a un 4ème étage : l’optimisation de la voiture via le covoiturage. A travers l’accompagnement et l’animation de COmieux, nous allons tenter de créer des communautés d’acteurs que l’on va tâcher d’embarquer encore plus loin que l’écoconduite Agir sur la mobilité ça se traite par des investissements d’infrastructures portés par les collectivités, des équipements et des choix de mobilités faits par chacun d’entre-nous et enfin par des modes d’organisation. Une fois cela dit, un constat s’impose : - Nous nous devons d’agir tout de suite afin de répondre aux problèmes de mobilité que peuvent rencontrer nos habitants que ce soit en termes de dépendance à la voiture individuelle avec pour conséquences des coûts de plus en plus importants à supporter pour bon nombre d’habitants ou que ce soit pour des raisons environnementales. - Nous pouvons lister des pistes d’actions consistant à développer du bus, du train, du transport à la demande, des pistes cyclables, la voiture électrique ou autres… cela doit se faire et cela se fera, mais, et c’est somme toute logique, dans la limite des budgets disponibles et mobilisables. Alors pour agir de suite et sans plus tarder, pourquoi pas, avec l’aide et le soutien de tout employeur, qu’il soit public, privé ou associatif, tenter de donner cette place d’acteur aux habitants et d’en faire des alliés comme cela l’a déjà été dit. Si la première forme d’optimisation de la voiture individuelle est l’écoconduite, la seconde, pour aller plus loin est le covoiturage. Le covoiturage est donc le 4ème étage de la fusée COmieux qui sera mis en orbite, si vous permettez la métaphore, en 2024 et au-delà. Avant de développer ce que Comieux peut apporter dans le déploiement du covoiturage, partageons une évidence : pour que le covoiturage s’organise sur un territoire et ait une chance de fonctionner, il y a 2 données indispensables : il faut des voitures et il faut des passagers. Si vous avez des voitures et pas de passagers, ce n’est pas grave… c’est dommage, mais ce n’est pas grave, il n’y a pas de dégât. Par contre, si vous avez une forte demande et pas de voitures, là vous avez un problème car le service n’est pas rendu. DIAPO 58 LA FUSEE 4ème étage Alors, au-delà de toute étude de potentiel, comme celle actuellement en cours sur l’arrondissement et qui laisse apparaître des axes à exploiter, il apparaît intéressant, avant de lancer les lignes, de s’assurer d’un nombre personnes prêtes à s’engager avec leurs véhicules… bref avoir un portefeuille de véhicules permettant de garantir le service. Car si vous lancez le projet et que ça ne fonctionne pas, vous perdez les gens pour 10 ans. Le projet ambitionne, via les communautés créées dans les multiples structures engagées dans COmieux, de dire aux personnes participantes et donc sensibilisées, qu’il y a une seconde façon d’optimiser l’usage de votre voiture : c’est le covoiturage et on a besoin de vous… Et c’est là que nous donnons la place d’acteur aux habitants. Nous allons tenter de motiver un nombre conséquent de conducteurs à s’inscrire dans les dynamiques de covoiturage, avec leur voiture, car nous avons besoins de leurs voitures. De ce fait, autre façon innovante de considérer le covoiturage est de « reconnaître la voiture individuelle comme faisant partie du transport collectif de demain »… Eh oui ! Aujourd’hui on lance des lignes de covoiturage en développant des outils techniques, des plateformes numériques, des campagnes de communication ou autre en faisant, finalement, appel aux bonnes volontés des uns et des autres. Pour autant, il existe, et il est important de le rappeler, un droit à la mobilité sur lequel les citoyens sont en droit d’attendre des services. Et là, dans le cas du développement covoiturage, ce sont les habitants qui rendent le service de manière volontaire. Les collectivités font la promotion du covoiturage, mais comment accompagne-t-on les personnes. Si on revient aux origines du covoiturage avec BlaBlaCar… ce sont bien des personnes qui ont une voiture, qui se sont organisées et aujourd’hui ils rendent un service à des personnes qui n’ont plus besoin d’en avoir… Au-delà des personnes qui entre volontairement dans la démarche, comment embarquer plus de monde… Comment leur demander de mettre leur voiture au service du collectif ? Attention, le but n’est pas d’uberiser le transport public, de demander aux conducteurs de se substituer à la collectivité mais d’agir aux côtés de la collectivité. De ce fait, il peut apparaître pertinent que la collectivité puisse reconnaître les conducteurs et comme je me répète : Reconnaître la voiture individuelle comme faisant partie du transport collectif ! COmieux pourrait devenir la forme de reconnaissance. En effet, quand nous payons 1 euro notre billet de bus, la Région en a mis 2 ou 3… quand nous payons 10 euros notre billet de train, là encore la région, donc les impôts, en financent 7… Alors si l’on considère que les véhicules des particuliers qui assurent du covoiturage rendent bel et bien un service, participent bel et bien à une organisation nouvelle de la mobilité, alors il convient de les reconnaître en apportant aux conducteurs un bénéfice, un gain, car reconnaissons-le, ils permettent des économies d’argent public. Grâce à l’implication des habitants les collectivités pourraient se voir soulagées de certains investissements ou coûts de transports en commun et l’argent économisé devient disponible pour financer un autre service public absent sur le territoire. Il pourrait être intéressant, au regard des résultats de ce qui va être mené durant toute l’année 2024, de voir s’il est possible de reconnaître les conducteurs qui s’inscrivent dans le covoiturage, pour un coût de 100 euros annuel par boitier pour financer COmieux, en les outillant d’un tel outil pour leur permettre de réduire leur consommation et gagner annuellement entre 150 et 200 euros de carburant pour une personne parcourant 20 000 km et 150 à 200 euros de bons d’achats. De plus, les 100 euros pour financer l’outil sont pour partie reversés dans la boutique en ligne et profitent donc à l’économie locale… Bref que du vertueux. Au-delà des réflexions et ambitions affichées aujourd’hui, il convient de poursuivre le travail en définissant un modèle économique viable. Des pistes sont à l’étude que ce soit via la boutique en ligne dans laquelle des entreprises pourraient s’associer en proposant des offres que ce soit Décathlon, je profite qu’ils soient dans la salle, qui contre X points pourrait offrir des réductions sur une révision vélo, la Macif, également dans la salle, qui pourrait reconnaître le boitier en faisant des remises à ses sociétaires car l’écoconduite est moins accidentogène et du fait que les assureurs sont concernés économiquement par le changement climatique. Nous avons reçu une marque d’intérêt de Vinci qui aujourd’hui se doit d’agir pour la réduction des GES. Pourquoi ne pas proposer aux personnes ayant COmieux, des réductions de tarifs s’ils roulent volontairement en dessous de 130 km/h…. Pour un trajet Maubeuge – Paris par exemple, j’ai toujours le choix de rouler à 130 km/h mais si je décide volontairement de rouler à 110 km/h je gagne 5-6 euros de carburant et nous pourrions proposer aux opérateurs d’autoroute 25-30% de remise sur le péage soit un gain d’une dizaine d’euros pour 15-20 minutes de plus, au bénéfice également de la sécurité et de l’environnement. Bref, il y a de nombreuses collaborations à inventer. Nous en sommes convaincus, le voyage que nous entreprenons aujourd'hui est empreint de promesses où la mobilité peut être plus respectueuse de l'environnement, efficiente, et accessible à tous. Mais nous ne pouvons pas réaliser cette vision sans l’engagement, l’enthousiasme et le soutien des entreprises. C'est ensemble que nous créerons un monde où la mobilité, avec l’aide des citoyens, respecte notre planète, notre santé, et est au service de tous. A ce jour on constate que la dynamique semble bien lancée. Et comment ne pas rappeler que le Syndicat Mixte Parc est actuellement en révision de la Charte du Parc pour un renouvellement du label pour la période 2025-2040. Le renouvellement n’est accordé que sur la base d’un bilan et d’un projet qui pour se faire et s’écrire nécessite un gros travail d’analyse, des rencontres avec les services de l’Etat, de la Région, du Département, des intercommunalités et aussi d’une multitude d’acteurs et il apparaît que les enjeux de mobilité sont au premier rang des préoccupations et leur prise en compte sera inscrite dans la Charte.

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